Le Figaro Littéraire

Auprès de ma borne  – Fabrice Hadjadj

Une jolie fable à l’âge du numérique.

Ce premier roman vient de recevoir un prix littéraire de l’Académie royale de Belgique et, de fait, il est remarquable comme la rencontre même d’une histoire belge et d’une histoire juive : le tragique et la cocasserie, le jeu de mots et le «je de maux » s’y entrelacent, comme si Raymond Devos se découvrait natif du Yiddishland.

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L’Echo

Mazurka et polonaise héroïque  – Sophie Creuz

Allègre et grave, malicieux et interpellant, « Le livre de Joseph » (Éditions de l’Aube), premier roman de Bernard Dan, est une réussite.

L’introduction ne prête pourtant pas à rire. Commencer un roman par une bénédiction papale, un extrait de l’Évangile selon Saint Matthieu et un décret du Talmud de Babylone, le tout respectivement en polonais, en grec et en hébreu, c’est assurément moins enlevé qu’un refrain en anglais. Mais pas moins rock’n’roll. Cela donne, en tout cas, le ton de ce roman balancé entre franche drôlerie et interrogation existentielle. Lire la suite

Victoire (Le Soir)

Entre Ciel et Terre  – Vincent Engel

Où se trouve la vérité ? C’est la question que se pose, durant quelques heures et tout un roman, Jean-Paul Rakover, dentiste coincé dans un aéroport, et qui découvre par hasard le testament philosophique de Yosl Rakover, combattant du ghetto de Varsovie. Se pourrait-il, s’interroge le dentiste, qu’il y ait un lien de parenté entre eux ? Tant qu’à être bloqué, autant s’évader… serait-ce par Internet ou par l’imagination.
Le testament de Yosl Rakover est authentique, le roman de Jean-Paul est inventé par Bernard Dan. Mais que se passe-t-il lorsque l’on mêle le faux au vrai ? D’après Romain Gary, le faux triomphe, puisqu’il étend son doute à tout ce qu’il touche. Avec humour, tendresse et intelligence, Bernard Dan lance son personnage et son lecteur dans un voyage immobile à travers le temps et les identités, au risque de se perdre à jamais dans la septième dimension, celle des vies rêvées, des vies volées et des destins emmêlés.
Vincent Engel

Indications

Recherche Joseph désespérément  – Philippe Remy-Wilkin

Dans un univers littéraire francophone rongé par l’acide d’une autofiction narcissique souvent creuse, la quête identitaire du Livre de Joseph détonne. Positivement. Car les interrogations du héros tissent une voile qui écarte la nef de l’ouvrage du cabotage/cabotinage pour la pousser, loin des récifs du genre, vers le grand large de l’universel.

Il est de ces hasards. Une connaissance me parle d’un de ses amis, un neuropédiatre. Il vient de publier. Un réflexe me pousse à proposer un œil, à infiltrer la possibilité d’un article. Je me gourmande aussitôt. Un premier roman, un médecin… Tant de mauvais livres me sont tombés entre les mains, et des mains aussi d’ailleurs… Mais. L’éditeur (L’Aube) inspire confiance.
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Le Carnet et les Instants

Le livre de Bernard, Jean-Paul, Yosl, Zvi…  – Michel Torrekens

Pour son premier roman, Le livre de Joseph, Bernard Dan a trouvé un angle d’attaque original et intelligent. Son narrateur, Jean-Paul Rakover, trente-trois ans, se retrouve coincé à l’aéroport Frédéric Chopin de Varsovie, à la suite d’un séminaire où il s’est inscrit dans le cadre de sa profession de dentiste. Condamné à ce no man’s land et à ce hors temps, il profite de la magie des connections Wi-Fi pour partir sur les traces de ses ancêtres. Plus particulièrement, celles d’un certain Yosl Rakover. Ce nom ne vous dit rien ? Lire la suite

Le Journal du Spécialiste

L’écriture, un autre espace de liberté  – Thierry Goorden

Premier roman de Bernard Dan, « Le livre de Joseph» (publié aux Editions de l’Aube) est déja un coup de maître qui a valu à ce neuropédiatre a l’H6pital des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) de concourir récemment pour le Prix de la Première (RTBF radio), parmi une sélection de dix-neuf premiers romans francophones. Il lui a permis de décrocher le Prix Eugène Schmits 2011 de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique.

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Shofar

Un vrai roman juif – Luc Bourgeois

Comment peut-on s’appeler Jean-Paul Rakover et être un dentiste parisien de 34 ans ? Jean-Paul, comme ce pape, premier du nom, qui n’a exercé sa fonction que durant quelques mois, prénom que votre mère vous a donné alors qu’elle ne se réclame d’aucune religion. Rakover, de Rakov, cette petite ville de Pologne, le nom de votre mère, parce que votre père est inconnu. Cette mère née à Pau dans les années noires et qui a échappé à la tourmente nazie. Rakover, comme le nom de ce grand-oncle que vous avez adopté, retrouvé à travers son journal du ghetto de Varsovie. Lire la suite